Parfumeur d’immeubles. Le marketing olfactif séduit les entreprises

C’est encore une « niche », partagée par une poignée de spécialistes, mais le marketing olfactif a de beaux jours devant lui. Cofondateur de La Guilde, à Paris, Mikaël Pigatto parfume l’air des hôtels, des magasins et immeubles de bureaux pour les rendre plus attrayants ou renforcer leur identité.

Quelques secondes suffisent… Dans le local technique d’Opus 12, une des tours du quartier de La Défense, à Paris, Mikaël Pigatto vient de changer les quatre plaques parfumées de « la box » installée dans le centre de traitement d’air, « une sorte de gros frigo qui assure la ventilation centralisée de l’immeuble ». En format A4, celui d’une feuille, elles vont parfumer pendant un mois l’équivalent de quatre étages de 500 m2 de bureaux chacun.

Fragrance « Thé vert ». Après « Herbe coupée », c’est le choix qui a été retenu « pour couvrir les mauvaises odeurs d’égout et de parking et valoriser l’espace ». Une senteur fraîche, discrète, souvent plébiscitée par ses clients. La compagnie aérienne Swissport l’a également choisie pour donner une atmosphère « relaxante et luxueuse » à son espace VIP, à l’aéroport de Bâle (Suisse). Les cinémas UGC, « en cours de déploiement », préfèrent, eux, évoquer l’ouverture et le grand air du paysage champêtre, avec ses graminées et ses trèfles. Logique, quand on va s’enfermer dans une salle obscure.